Ce mercredi, danone.communities au forum-débat « Comment organiser l’accès à l’eau pour tous ? », organisé par L’Agence Française pour le Développement et Odissée (Organisation du Dialogue et de l’Intelligence Sociale dans la Société Et l’Entreprise). Le lieu, le Collège des Bernardins, ne pouvait être plus inspirant pour se rassembler et discuter des enjeux, des freins et des actions à mener pour développer l’accès à l’eau potable dans les pays en développement.
Deux experts ont ponctué le débat de leur intervention : Emmanuel Poilane, Directeur de la Fondation France Libertés et Maurice Bernard, responsable de la division Eau et Assainissement de l’AFD.
En deux heures de débat, plusieurs thèmes ont émergés. Le premier est celui du partenariat et de la contribution des communautés locales à la définition de la politique d’accès à l’eau. Cette mise en lien entre le global et le local est aussi nécessaire à la compréhension des enjeux locaux par les autorités, que ce soient les collectivités territoriales (comme on les appelle dans le modèle français) ou d’autres. En ce sens, le travail de l’ONG sénégalaise ENDA a été souligné (ENDA est un partenaire du projet Lemateki, de danone.communities dont nous vous avons déjà parlé à plusieurs reprises). La participation du privé dans la mise en place des dispositifs d’accès à l’eau a été aussi un point de débat, car comme l’ont répété les participants, quasiment tous lors de leurs interventions, rassembler TOUS les acteurs est fondamental. Enfin, un autre aspect de ce type de projet est bien entendu celui de sa complexité, complexité de sa mise en place, de son financement et de sa gouvernance. L’échelle suivante a été présentée :
- Niveau 1 de complexité : Choix techniques adaptés au contexte
- Niveau 2 de complexité : Mécanisme de régulation et de financement
- Niveau 3 de complexité : Renforcer le mécanisme de gouvernance
L’ensemble de ces sujets est rencontré par les projets d’accès à l’eau de danone.communities, en Inde avec Naandi Community Water Services, au Cambodge avec 1001 Fontaines et au Mexique avec El Alberto. A cet égard, un participant a fait le récit de jeunes enfants nigérians qui passent leur temps à chercher des ressources (de l’eau, du bois) et qui n’en profitent donc pas pour aller à l’école et s’éduquer. Ce récit fait bien entendu écho à la problématique des communautés indigènes de l’Etat Hidalgo, au cœur du Mexique : les femmes passent tous les jours plus de 3 heures à aller chercher de l’eau, sous une chaleur accablante. Et c’est ce à quoi le projet El Alberto, soutenu par danone.communities et HOD Mexico, va tâcher de remédier en construisant une usine de traitement des eaux et en fournissant donc un accès à de l’eau potable qui changera la vie des femmes indigènes. Plus d’infos dans quelques semaines sur ce blog !


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