L'équipe danone.communities vous souhaite une très belle année 2011 !
Avec 5 projets actifs et 5 autres en incubation, danone.communities continue son accélération et vous donne rendez-vous en 2011, pour consolider ces initiatives, continuer à innover
et à agir avec d'autres pour le social business.

Entretien avec Emmanuel Marchant, Directeur général délégué de danone.communities.
Beaucoup d’avancées ont été partagées cette année sur la page facebook de danone.communities. Peux-tu nous en parler ?
L’année 2010 a été une année d’accélération pour danone.communities. Nous avons en effet financé 2 nouveaux social businesses en Inde (Naandi ; accès à l’eau), en France (Isomir ; aide aux exploitations agricoles) et avancé sur 5 autres projets d’investissements. Tous ces projets sont basés sur des innovations fortes, au service de communautés locales, en partenariat avec des entrepreneurs sociaux et des ONGs. A travers ces nouvelles expériences, nous renforçons notre impact dans l’accès à l’eau, la malnutrition des enfants et nous nous ouvrons aussi au soutien à la production agricole : au total, nous approcherons très bientôt le million de bénéficiaires. En parallèle, nos 3 projets historiques se renforcent. Rien n’est jamais simple mais de nombreux indicateurs économiques sont au vert : 80 000 yaourts vendus chaque jour chez Grameen Danone Food (doublement des ventes), jusqu’ à 6000 litres de lait collectés quotidiennement à La Laiterie du Berger, 80 % des 30 stations 1001 Fontaines déjà à l’équilibre financier. Nous sommes très heureux, en outre, de travailler sur l’ouverture d’une 2eme usine au Bangladesh. Tout cela ne serait pas possible sans nos partenaires et le soutien des fans du social business : du Japon à l’Ecosse, nous avons ainsi été invités par des universités de premier plan pour partager nos expériences.
Peux-tu nous parler des axes de développement 2011 ?
En regardant ces 10 projets que nous sommes sur le point d’accompagner sur 4 continents, nous abordons de nouveaux challenges, au près de nouveaux partenaires. Je tiens à remercier particulièrement la Fondation Naandi, l’ADIE, le GRET, ENDA GRAF, la Croix Rouge et le Croissant Rouge et CARE avec qui nous démarrons de nouveaux projets. Leur soutien a une très grande valeur et la co-construction est au cœur de notre moteur d’innovation. Pour autant, ces nouveaux social businesses sont très ambitieux : nous continuons donc à travailler précautionneusement sur ces modèles. 2011 sera donc une année de renforcement. Dans ce sens, la multiplication de nos expériences devrait nous permettre d’apprendre plus vite de chaque projet. La formalisation et les échanges de connaissance constituent de fait un enjeu clef.
Beaucoup d’acteurs sont en jeux dans ces projets. La vision du Pr.Yunus est-elle en train de prendre la forme d’un mouvement ?
C’est le terme ! Notre équipe participait en novembre à la 2eme édition du Global Social Business Summit : ce séminaire réunissait plus de 300 pionniers engagés au côté du Grameen Creative Lab, antenne européenne du Yunus Center. Les exemples venaient du monde entier : le social business est en train de devenir une réalité sur tous les territoires. Il est frappant de voir, à travers la communauté hétérogène que fédère le social business (groupes internationaux, institutions financières, ONGs, entrepreneurs, PME, universités, étudiants, monde politique) comment la vision d’un nouvel équilibre économique et social suscite des vocations, à la fois individuelles et collectives. C’est précisément ce que nous essayons d’inventer tous les jours et je tiens à saluer l’extraordinaire travail que réalisent les membres de notre communauté : des experts Danone, en mission spéciale ou depuis leurs postes, des retraités repartis sur le terrain ou encore des étudiants incroyablement motivés.
Merci Emmanuel. Un dernier souhait pour 2011 ?
En 2007, quand nous commencions l’aventure danone.communities avec nos premiers partenaires et actionnaires, tout était encore très théorique. Depuis, ce formidable concept de social business a mobilisé des énergies exceptionnelles partout dans le monde, provoqué des partenariats inattendus et s’est incarné dans des projets très différents commençant déjà à avoir de l’impact auprès de communautés locales. En même temps, nous nous rendons compte que les défis restent immenses pour atteindre des tailles critiques. L’heure est à la consolidation et au partage de nos expériences. Je souhaite donc que nous trouvions la meilleure manière de continuer, de manière conjointe, à ouvrir et approfondir nos modèles. Tout cela demande du talent, de l’énergie et aussi des financements. Et oui, il ne faut pas oublier notre Sicav qui construit ces ponts d’une communauté à l’autre.


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