De l’entrepreneuriat social aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France.

Hier, danone.communitities assistait à la 6ème séance d’un cycle de séminaires mené par le Centre d’Analyse Stratégique. Ce cycle a pour thème « La cohésion sociale par ses instruments ». Cette séance (avant-dernière du cycle) nous intéressait de prime abord car elle proposait de discuter de « L’entreprenariat social au service de l’innovation sociale ».

 

D’emblée, l’introduction a tracé le cheminement de l’entreprise sociale à travers les terrains anglophones et francophones.

 

S’il est considéré que l’entrepreneuriat social est, en France, plus un "état d’esprit" qu’un réel modèle, les commentateurs de l’après midi ont insisté sur cette définition commune de celui qui « fait » : l’entrepreneur social est « quelqu’un qui cherche une solution innovante à un besoin social insatisfait » (Vincent Chriqui, Directeur Général du Centre d’Analyse Stratégique).

 

Seulement, le contexte culturel français entretient une perception de l’entrepreneuriat social avec une connotation particulière, héritière de l’économie publique, soit « celle qui répare », qui guérit, sans la lier de façon plus explicite avec les innovations qu’une entreprise sociale est à même de produire (Danièle Demoustier [Professeur d’économie à l’IEP Grenoble] et Thierry Sibieude [Professeur titulaire de la chaire d’Entrepreneuriat social à l’ESSEC]). Ont été évoquées à cet égard les innovations organisationnelles, notamment, qui découlent d’un niveau modèle de gouvernance qui oblige parfois à positionner les ressources de façon unique et adaptée à la spécificité de l’activité de l’entreprise.

 

Du point de vue plus anglo-saxon, on a constaté, avec les interventions de Filippo Addarii (Executive Director, Euclid Network) et Simon Evill (Social Business Manager, ClearlySo), que l’une des forces de l’entreprenariat social était celui de l’enrôlement de la société civile. Le modèle anglais insiste justement sur l’empowerment, forme de mise en présence de toutes les parties prenantes d’un projet et, plus essentiellement, qui traduit la constitution d’une communauté de projet. Né aux Etats-Unis, cette notion d’empowerment méritera à elle seule un article sur ce blog !

 

L’une des conclusions à cette journée à été de se poser cette question, qui laisse le champ libre :

Comment évaluer la complémentarité ou bien la confusion entre les 3 « notions » suivantes ? :

  • Responsabilité sociale des entreprises
  • Entrepreneuriat social
  • Economie sociale et solidaire

 

Nous attendons vos avis et visions sur cette question totalement ouverte !

La liste des projets présentés

  • Euclid Network :  Euclid Network est une "communauté croissante regroupant des professionnels de la société civile qui souhaitent communiquer, à travers les frontières pour une société civile européenne plus forte, plus innovatrice et durable »
  • ClearlySo est une plateforme de rencontres pour les entreprises sociales et l'investissement.
  • Le programme CEGES "aidants-aidés" de la MACIF www.aveclesaidants.fr
  • Et MOUVES, le mouvement des entrepreneurs sociaux

 

Pour en savoir plus sur le cycle de séminaires : « La cohésion sociale par ses instruments. Quelle actualité des approches et des méthodes dans le champ social ? » : sur le site du Centre d'Analyse Stratégique.

 

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